Jeudi 21 mai 2009
Trois projets de R&D dans le domaine des grandes cultures, visant à remplacer la pétrochimie, sont soutenus par les pouvoirs publics, indique le pôle de compétitivité Industries et Agroressources (IAR).

Le pôle IAR a
annoncé le 19 mai que trois des sept projets qu’il a présentés au 7ème appel à projet du gouvernement seront soutenus par le Fonds unique interministériel : Catia, ChiMiOSub et Techflax.
Le projet Catia est un outil d’aide à la décision pour les cultures de céréales, colza et betterave. Cet outil issu des Tic (Technologies de l’information et de la communication), vise chercher de nouvelles méthodes et technologies de mesures des informations à la parcelle concernant le sol, le climat, la plante, la nutrition azotée et le parasitisme. Au bout du compte, il sera possible de mieux ajuster les doses d’engrais et de phytosanitaires. Le chef de file de ce projet est la coopérative auboise Nouricia.
Le projet ChiMiOSub met au point un système dans lequel on remplace des solvants d’origine pétrolière comme le méthanol et l’acétone, par de l’eau dite «subcritique», c’est-à-dire de l’eau que l’on chauffe, tout en empêchant sa vaporisation. Ce procédé pourrait être intégré à une étape de production de biocarburants de deuxième génération.
Le projetTechflax, consiste à valoriser la fraction «huile» de la graine de lin, pour la production de polyuréthanes, matériaux polymères utilisables dans les adhésifs, colles, peintures, matériaux d’isolation, d’emballage, etc. La fraction polysaccharide est destinée à être utilisée pour des applications cosmétiques, biomédicales et pharmaceutiques.
Source : Agra Presse du 19/05/09
Par claude
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Samedi 28 mars 2009

Lors du colloque organisé le 17 mars par la revue l’Usine Nouvelle sur la chimie du végétal (voir Contact Yvoir d’hier), quatre projets pré-industriels ou industriels en cours ont été présentés au public de chimistes de l’auditoire. Sur ces projets, trois sont « base céréales » et un à partir de graines oléagineuses.

Dominique Dutartre, directeur général adjoint de Champagne Céréales a présenté le pilote industriel de production d’acide succinique, une « brique » quasiment incontournable de la chimie (pour la fabrication de cosmétiques, polyuréthanes, bioplastiques, solvants, pigments, nylon, résines, ingrédients alimentaires). L’usine pilote est en construction. Elle commencera à produire début 2010, avec une production de 2 000 tonnes. Substrats : le glucose de blé. Si l’opération est concluante, une usine de 200 000 tonnes pourrait être construite ultérieurement.

Un autre projet est celui de la première raffinerie de paille de blé à Vitry-le-François. Les terrains sont acquis, l’usine devrait traiter 180 000 tonnes de paille à partir de la campagne 2011/12, pour produire, avec la cellulose, de la pâte à papier, et avec la lignine, des colles et adhésifs.

Le représentant du groupe Roquette a quant à lui évoqué un projet de production de méthionine, acide aminé dont le marché est en forte croissance, à base de glucose de céréales.

Enfin Thierry Stadler, directeur général du pôle IAR a mentionné le projet pilote Techplax de raffinerie de la graine de lin. La partie lipidique du lin sera transformée en colles dans une filiale de Total dans le Nord de la France, tandis que la partie cellulosique de la graine sera transformée en superabsorbants et pensements cicatrisants.

Source : Agra Presse du 18/03/098

Par claude
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Mercredi 4 mars 2009

Depuis 2006, divers organismes agricoles et forestiers s’impliquent dans le programme REGIX. Il s’agit d’un des programmes du PNRB soutenu financièrement par l’ANR et coordonné par le GIE ARVALIS/ONIDOL. L’un des objectifs de REGIX est d’élaborer, au niveau d’un territoire, une méthode d’évaluation des gisements commune aux ressources agricole et forestière. Résultats des premières réflexions. 

 

Les sources de biomasse sont très variées. Elles concernent à la fois la filière bois, avec les produits connexes d’industrie (copeaux, sciures, écorce…), les déchets industriels du bois (palettes, emballage…), mais aussi, les filières agricole, viticole et arboricole, avec les coproduits de récolte ou encore les cultures dédiées et enfin l’industrie agroalimentaire, avec des produits tels que les issues des silos, les coproduits de l’amidonnerie, de distillerie...

Face à cette offre de biomasse, les besoins industriels diffèrent. Pour chauffer, une centrale de 3 à 4 MWth nécessite 3 à 4 000 tonnes de paille soit 800 à 1 000 ha (zone étude : 3 ou 4 cantons = approche par commune) ou 3 à 4 000 tonnes de plaquettes forestières. Autre exemple, une unité de l’industrie papetière a des besoins de 150 à 200 000 tonnes de paille, bien inférieurs à une unité de biocarburants de 2ème génération (500 000 t voire près de 2 millions de tonnes). Ces différentes exigences qualitatives et quantitatives impliquent de faire des choix de biomasse à l’échelle d’un territoire.

Cartographie du gisement de biomasse
Les acteurs du programme REGIX ont retenu la Champagne Ardennes comme région test pour élaborer leur méthode commune d’évaluation de gisement. Ces travaux ont permis de cartographier quelques ressources existantes (paille de céréales et plaquettes forestières) et de faire des simulations de production avec le triticale notamment. Cette démarche sur un territoire répond à deux objectifs. Connaissant l’emplacement d’un site de consommation, une carte permet de rechercher le rayon d’approvisionnement théorique. Connaissant la répartition spatiale de la ressource disponible, elle permet de rechercher le meilleur emplacement théorique pour un nouveau site de consommation.

Résultats
Il ressort de cette étude que les ressources en biomasse peuvent être très différentes entre zones proches. Dans un rayon de 30km autour de Chalons en Champagne, l’offre de paille de céréales atteint 150 000 tonnes, contre 60 000 t autour de Bar sur Aude. Dans un rayon de 50 km, la différence est plus flagrante : 420 000 tonnes autour de Chalons, contre 165 000 tonnes autour de Bar.

Autre question posée dans cette étude : quelles aires d'approvisionnement pour trois hypothèses de besoins industriels en biomasse autour de Chalons sachant qu’au-delà de 30 km l’hypothèse de travail précise que la ressource en paille n’est pas disponible ? Si ces besoins industriels sont de 150 000 t, l’offre en paille est suffisante dans un rayon de 30 km. S’ils s’élèvent à 200 000 tonnes, il faut alors compléter avec une autre ressource par exemple du triticale pour 40 000 t). S’ils devaient atteindre 250000 tonnes, le rayon d’approvisionnement avec le triticale passerait à 48km ou alors il faudrait accroître la surface consacrée à cette culture dans le rayon des 30 km.

En terme de coût, plus le rayon et le nombre de sources mobilisées sont grands, plus les coûts sont élevés (carte) dès lors que plusieurs matières premières au coût différent sont mobilisées et que les rayons d’approvisionnement s’accroissent.

Téléchargez ICI la carte : Effets de la mobilisation de plusieurs ressources sur le coût moyen de la biomasse

Source : Arvalis institut du végétal du 23/02/09

Par claude
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Mardi 17 février 2009

Depuis 2006, Coop de France- métiers du grain et ARVALIS-Institut du végétal ont mis en place une cellule de veille dédiée aux biocombustibles solides issus de la biomasse herbacée, et aux assemblages constituant des granulés composites. Le projet vise à connaître le comportement des co-produits  dont ceux issus des silos- pour permettre leur incorporation dans des bio combustibles solides.

 

La cellule de veille a participé et contribué de façon significative aux travaux de normalisation européenne au sein de la commission ad’hoc de l’AFNOR. En effet, ces contributions ont été reprises dans le projet de norme européenne prEN 14961 «Solid biofuels-Fuel specifications and classes », ce qui a permis d’enrichir ce projet de norme -à l’origine très orienté « bois »- avec des spécificités propres aux coproduits des cultures herbacées françaises. Les pays du sud de l’Europe ont quant à eux apporté une contribution pour les coproduits issus de la biomasse fruitière.

Cette cellule a aussi permis d’intégrer les catégories agropellets et agropellets plus avec leurs caractéristiques dans la certification mise en place par l’ITEBE (Institut des BIOENERGIES).

Constat et perspectives
Bien que de nombreuses initiatives aient été engagées par des coopératives ou leurs filiales, il est nécessaire de compléter par des analyses élémentaires, des études de dégradation thermique et des essais de granulation. L’objectif : proposer des assemblages répondant aux performances thermiques et à la réglementation, afin d’être au niveau des produits issus des filières sylvicoles ou fruitières. Cette étude est indispensable pour valoriser nos coproduits qui, à terme, devront être éliminés par des filières spécialisées.

Pour poursuivre ces travaux évalués entre 80 000 € et 100 000 €, il est proposé de les mutualiser dans une union de coopérative, laquelle constituera une base de données dont l’accès sera réservé aux associés. Dans ce schéma Coop de France métiers du grain et ARVALIS-institut du végétal associé au LERMAB(Laboratoire d’Etudes et de Recherche sur le MAtériau Bois ) prendrait en charge le stage de fin d’étude d’un élève ingénieur de l’ENSTIB (Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois) sous la direction de Yann Rogaume Maître de conférences à l’ENSTIB, et le suivi du projet.

Une rencontre des entreprises intéressées est prévue à Paris au cours de la semaine 10

 
Pour vous s'inscrire, téléchargez ICI le formulaire de réponse

Pour tous renseignements complémentaires, merci de contacter : Rémi PLEAU, Coop de France ( tel : 01 53 00 90 04 ou remi.pleau@union-services.coop ou André LE BRAS (tel : 01 64 99 22 43 ou a.lebras@arvalisinstitutduvegetal.fr

Source : Arvalis Institut du végétal du 16/02/09

Par claude
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Mercredi 4 février 2009

Commencé depuis novembre 2008, QualitNblé est un projet de R&D collaboratif innovant du Pôle de Compétitivité Céréales Vallée. Il se terminera en octobre 2011. L'objectif de ce projet est de mieux appréhender les mécanismes génétiques déterminant la qualité du blé tendre afin de répondre aux objectifs « produire plus et mieux » du Grenelle de l'environnement dans le cadre du développement durable.

 

QualitNblé, c'est quoi ?

QualitNblé est l'acronyme de « Recherche de Déterminants Génétiques de la Qualité du Blé Tendre ». L'un des fondements de cette qualité réside dans la quantité et qualité des protéines de réserves stockées dans le grain. Celles-ci sont sous un contrôle génétique, mais également sous contraintes environnementales multiples qu'il convient de mieux comprendre.

Le programme apportera des connaissances fondamentales, notamment sur les gènes (unité d'hérédité contrôlant un caractère particulier. Cet élément génétique correspondant à un segment d'ADN) et les allèles (une des différentes formes que peut prendre un même gène) codant les protéines de réserves du grain, mais aussi des facteurs qui régulent cette expression. L'objectif de ce projet est également de mettre à disposition des outils qui permettront aux sélectionneurs d'améliorer et de développer des variétés présentant des combinaisons protéiques originales aptes à répondre aux contraintes évolutives du marché. Ceci facilitera aussi également les métiers de la filière (instituts techniques…) en proposant une caractérisation fine du « potentiel qualité ».

 

 

Autours de QualitNblé, des acteurs internationalement reconnus Deux entreprises et trois laboratoires travaillent ensemble pour mener à bien le projet. Le porteur du projet est Biogemma, filiale de recherche et de développement d'EURALIS SEMENCES de VILMORIN & Cie, d'UNIGRAINS, de SOFIPROTEOL et de RAGT GENETIQUE. Biogemma mène des travaux de génomique, à Clermont-Ferrand, portant sur les espèces modèles (riz) et les espèces d'intérêt agronomique (maïs, blé, colza, tournesol). Les thèmes de recherche sont la résistance sécheresse, la précocité de floraison, le développement du grain, la maturation et le remplissage du grain, la digestibilité et la résistance aux pathogènes.
Arvalis - Institut du Végétal est un organisme de recherche appliquée agricole, financé et géré par les producteurs est le fruit de la fusion, en 2002, de l'ITCF - Institut Technique des Céréales et des Fourrages, composante du groupe Céréaliers de France - et de l'AGPM-TECHNIQUE, composante de MAIZ'EUROP'.
Les trois laboratoires sont premièrement, l'Unité Mixte de recherche INRA (Institut national de recherche agronomique), Université Blaise Pascal « Génétique, Diversité et Ecophysiologie des Céréales » de Clermont-Ferrand ; le laboratoire de recherche INRA « Biopolymères, Interactions & Assemblages » de Nantes et le laboratoire de recherche INRA « Centre National de Ressources Génomiques Végétales » de Castanet-Tolosan. Premier institut de recherche agronomique en Europe, deuxième dans le monde, l'INRA mène des recherches finalisées pour une alimentation adaptée, pour un environnement préservé et pour une agriculture compétitive et durable.

 

Les deux principaux objectifs

Le premier objectif est d'identifier les déterminants génétiques de la qualité du blé tendre afin de permettre d'améliorer la teneur protéique. Ceci permettra d'assurer ainsi le maintien d'une qualité du grain adaptée aux différents débouchés et mettre à disposition des outils pour accélérer le processus d'amélioration variétale.
Le second objectif est de mettre à la disposition des acteurs avals, représentés par Arvalis-Institut du Végétal, et des sélectionneurs, des outils technologiques prédictifs de la qualité protéique du blé tendre, plus complets, plus faciles d'utilisation et plus économiques que ceux disponibles à ce jour.

 

Les résultats attendus

Le projet QualitNblé doit permettre l'établissement d'un répertoire exhaustif de marqueurs moléculaires (séquence d'ADN permettant de caractériser les protéines de réserves) ; L'identification des gènes candidats liés de façon statistiques à un caractère phénotypique (phénotype : ensemble des caractères observables d'un individu) définissant la valeur technologique ; Le lien entre le niveau d'expression des facteurs régulateurs et ceux des protéines de réserve, ainsi que comprendre puis maîtriser la composition des fractions protéiques du grain ; La compréhension et la maîtrise de la cinétique génomique et protéomique d'accumulation des fractions protéiques du grain.

 

Les retombées économiques

En termes d'emploi, le projet permettra le recrutement de quatre CDD par l'INRA pour la réalisation de cette étude ainsi qu'une collaboration scientifique étroite entre les laboratoires de recherche d'institut public (INRA Clermont et Nantes), d'entreprise de biotechnologie végétale (Biogemma) et d'un institut technique de conseils en conduite culturale (Arvalis-Institut du végétal). Ce projet s'inscrit donc bien sur dans les ambitions du Pôle de Compétitivité Céréales Vallée impliqué dans la recherche, l'industrie, les services et la formation des filières céréalières.

Au niveau industriel, l'ambition du projet est de permettre aux sélectionneurs de développer des variétés de blé présentant des combinaisons protéiques originales aptes à répondre aux contraintes évolutives du marché.

Source : Pleinchamp.com du 4/02/09 via Céréales Vallée - 03/02/09

Par claude
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Mercredi 14 janvier 2009

Le conseil d'administration du pôle de compétitivité Industries et Agroressources (IAR) de Champagne-Ardenne et Picardie compte plusieurs nouveaux membres, dont des coopératives céréalières ainsi que l’amidonnier Roquette.

Le dernier conseil d'administration du pôle IAR vient d’intégrer en son sein de nouveaux membres, dont Ax'ion -la coopérative céréalière de Soissons-, la coopérative rémoise Cohésis, le leader de l’amidonnerie Roquette. Parmi les nouveaux membres, citons aussi l’établissement Laboulet Semences (production de semences de maïs, colza, tournesol, lin, pois, sorgho, millet, graminées) et la société Maguin, spécialiste en procédés et solutions industrielles pour sucreries et distilleries d’éthanol.
Citons enfin Ferti NRJ (conception d’unités d’élimination de déchets organiques), GDF-SUEZ et EDF.
Le nouveau président du pôle est Daniel Thomas, docteur d'État en sciences physiques, professeur à l'Université de Technologies de Compiègne. Il succède à Bernard Mary qui devient premier vice-président. Bernard Mary, le premier président du pôle IAR, fondé en 2005, est directeur général de la caisse de Crédit Agricole du Nord-Est à Reims. Daniel Thomas, également membre de l'Académie des Technologies, a aussi notamment été fondateur de l'unité mixte de recherche «CNRS Génie Enzymatique» et directeur du programme national des biotechnologies.

Source : Agra Presse du 12/01/09

Par claude
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Lundi 8 septembre 2008

A l’occasion du Space, la société Olmix présentera MORGANE : un concept validé de production d’énergie verte et de valorisation des « éco-ressources »

« Morgane » fait figure d’exception puisqu’il s’agit du seul pôle de chimie verte européen à utiliser des algues vertes dans son procédé. Le site transforme algues vertes, déchets animaux et déchets végétaux en énergies renouvelables et produits naturels pour l’agriculture.

Toutes les éco-ressources prises en charge sont intégralement valorisées par des procédés de broyage, de méthanisation et de filtration afin de produire des engrais et des fertilisants liquides. A la fin du process de fabrication, l’eau est également revalorisée.
Dans le contexte d’une agriculture Bretonne souvent montrée du doigt pour son impact sur l’environnement, la technologie Morgane offre une solution nouvelle génération à la fois écologique et éthique à la pollution aux nitrates, à la prolifération des algues vertes sur les littoraux et à la production d’énergie propre sans utiliser de matières premières ou de céréales nécessaires à l’alimentation humaine.

Cette technologie révolutionnaire intéresse déjà de nombreux pays dans le monde, comme la Chine, par exemple, confrontés aux marées vertes des algues.
« Morgane » est également une réponse à de fortes attentes régionales. En effet, la Bretagne ne disposant pas de centrale nucléaire doit, sur ses propres ressources, développer un modèle alternatif de production d’énergie pour contribuer à la diversification des sources d’énergie. De plus, les industriels bretons de l’agroalimentaire ainsi que les professionnels du monde agricole y trouveront une réponse efficace à leurs problématiques de déchets.

Source : Agrisalon.com du 8/09/08

Par claude
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Samedi 30 août 2008

A la suite de l’appel à projets initié par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) pour la création d’un Atelier de Réflexion Prospective « Quels végétaux pour la biomasse du futur », le projet coordonné par l’INRA avec l’IFP et le CIRAD : « VégA : Quels végétaux et quels systèmes de production durables pour la biomasse dans l’avenir ? » a été financé. Cet atelier, d'une durée de 2 ans, mis en place dans le cadre de l'ANR, produira un état de l’art directement utilisable par les acteurs publics et privés et proposera des pistes de recherche.

L'atelier de réflexion prospective VégA  a pour finalité d’identifier des espèces végétales, plantes annuelles ou pérennes ou micro-algues, et des systèmes de production qui répondent aux demandes des nouvelles filières énergétiques et de la chimie et qui soient compatibles avec des objectifs de durabilité, en tenant compte de tous les intrants et des bilans écologiques complets). Toutes formes de valorisation de la biomasse seront envisagées : biocarburants, chimie du végétal, combustion directe pour la production d’énergie, biomatériaux …

Cet atelier s’inscrit dans un contexte mondial dominé par 3 défis majeurs : la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, l'élaboration des produits de substitution aux hydrocarbures fossiles et la disponibilité limitée des ressources naturelles renouvelables. Il est également motivé par une volonté de développement d'une bio-agro-industrie et d'amélioration de l'indépendance énergétique.

Les objectifs de VégA seront, sur la base d’un état de l’art directement utilisable par les acteurs publics et privés, d’identifier des pistes de recherche, et d'établir une plate-forme largement ouverte de réflexion et de partage des connaissances.

Selon l'INRA, la valeur ajoutée de VégA, résidera dans:

l’ampleur et la qualité du vivier d’experts mobilisé (plus de 150) qui rassemble des spécialistes en biologie, biotechnologies végétales et microbiennes, physico-chimie, génie des procédés, qualité et utilisation des produits, conception et évaluation des systèmes de production, écologie et analyse des cycles de vie, et sciences économiques et sociales.

La diversité des 20 partenaires rassemblés : établissements publics de recherche et établissements d’enseignement supérieur, fédérations professionnelles, industriels et associations : R&D agricole et forestière, filières produisant de la biomasse, entreprises semencières, producteurs d’énergie et industries chimiques, protection de l’environnement.

La prise en compte, d’une part, des productions métropolitaines et tropicales et, d’autre part,  d’une vision mondiale des productions de biomasses végétales à utilisation énergétique ou pouvant  alimenter la chimie industrielle.

Son ouverture, par la mise en place d’outils collaboratifs, d’un site WEB et d’un système de gestion des connaissances et par l'organisation de trois assemblées générales largement ouvertes.

Source :  CP - INRA

Par claude
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Samedi 16 août 2008

Dans le cadre de l'appel à projets national, 3 projets de centrales biomasse ont été labellisés par l'Etat en Aquitaine, ce qui représente la production de 100,2 mégawatts (MW) d'énergies renouvelables.

Suite à l'appel d'offres lancé en décembre 2006 par le gouvernement, 22 projets de centrales de production d'électricité et de chaleur par biomasse ont été retenus au niveau national. La puissance électrique cumulée atteindrait 300 MW et devrait être mise en service avant 2010.

Les trois nouvelles centrales aquitaines de production d'électricité et de chaleur alimentées à partir de biomasse apporteront d'ici 2010 une puissance nouvelle de 100,2 MW, représentant donc le tiers de la production nationale, souligne un communiqué de la Région.

Les trois sites aquitains retenus sont :
- Facture (33) avec 69,6 MW, projet de transformation de sous-produits papetiers et de plaquettes forestières, mis en oeuvre par Valmy Defense 19 - SVD 19 sas.
- Tartas (40) avec une production de 14,1 MW, projet se basant sur la transformation de plaquettes forestières, mis en oeuvre par la Tembec Tartas sas.
- Lacq (64) s'engageant à fournir 16,5 MW, projet à partir de paille, de canne de maïs et de plaquettes forestières, mis en oeuvre par Biolacq Energies sas.

La chaleur produite par ces centrales est estimée à 150 000 tonnes équivalent pétrole.

La Région Aquitaine a lancé son Plan Climat en mars 2007, dont l'objectif est de réduire de 10% les émissions de gaz à effet de serre dans la région à l'horizon 2013.

src : CP - Région Aquitaine

Par claude
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Mardi 12 août 2008

Des fonds pour les sites pilotes

Des fonds pour les sites industriels de démonstration de biocarburants de seconde génération ont été annoncés par le gouvernement, et dans la foulée, l’Ademe a publié un premier «appel à manifestation d'intérêt» pour les biocarburants de seconde génération.

L’État vient de doter un fonds de recherche de 400 millions d’euros sur quatre ans pour les Nouvelles Technologies de l’Énergie (NTE), dont les biocarburants de seconde génération, ont annoncé le 25 juillet les ministères de l’Écologie, de l’Economie, et de la Recherche.
Ces trois ministères détaillent le domaine visé par ce fonds de recherches sur les NTE : «biocarburants de seconde génération, captage et stockage du CO2, énergies renouvelables, véhicules de transport à faibles émissions de gaz à effet de serre, bâtiments sobres en énergie, réseaux énergétiques intelligents, stockage et convertisseurs d’énergie».
Dans ce cadre, l'Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a annoncé le même jour la publication des deux premiers appels à manifestation d'intérêt, «portant sur des projets de production de biocarburants de seconde génération et des projets de véhicules routiers à faibles émissions de gaz à effet de serre».
On précise à l’Ademe que, sur les 400 millions d’euros pour les sites démonstrateurs de NTE, les biocarburants de seconde génération représenteront 70 à 80 millions d’euros.
Source : Agra presse du 29/07/08

Par claude
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