Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 12:04

Bonjour à toutes et à tous,

 

Après un temps de latence ou ce blog concernant les agroressources a été mis entre parenthèse, il va reprendre vie et devrait déboucher à terme vers un projet dont nous aurons par la suite l'occasion d'en reparler et d'en délimiter les contours. D'ici là, voici un reportage de l'émission instructive de la chaine TV Arte concernant la vulgarisation des technologies et de la science vers un public de passionnés ou de jeunes étudiants.

Les plastiques actuels avec la cherté et la rareté du pétrole laisseront la place aux plastiques issus des matières premières renouvelables, dont les végétaux tiendront une grande place.

 

Réduire, réutiliser et recycler ...

 

Voici le lien de cette vidéo concernant le sujet : comment remplacer le plastique

http://videos.arte.tv/fr/videos/x_enius-4217856.html 

 

Par claude
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 10:13

Les Cultures intermédiaires ont vocation à piéger à nitrates (Cipan). Récoltées, elles pourraient en prime constituer une ressource de biomasse confortant l'approvisionnement des unités de méthanisation.

Le maintien d'une couverture végétale pendant les phases d'interculture automnale et hivernale vise à prévenir les phénomènes d'érosion et à soustraire des risques de lessivage l'azote et autres éléments fertilisants résiduels. C'est du reste une obligation, inscrite dans le 4ème programme d'action de la Directive nitrates, qui va connaître son épilogue en juillet 2012 avec l'obligation de couvrir toutes les parcelles situées dans les zones vulnérables. Par les temps qui courent, autrement dit la sécheresse, c'est davantage les unités fourragères (UF) que les unités d'azote que les éleveurs voient dans les Cultures intermédiaires pièges à nitrates (Cipan).

La feuille comme panneau solaire !

Il n'empêche. Passé cet épisode climatique exceptionnel, les couverts végétaux pourraient participer à alimenter la filière méthanisation, en fournissant une matière première d'appoint aux digesteurs. Cette ressource est d'autant plus intéressante que son pouvoir méthanogène se trouve parmi les mieux classés des différentes familles de substrats (déjections animales, résidus de cultures, déchets d'industries agroalimentaires, déchets de collectivités). Un ray-grass passé de Cipan à Cive (Culture intermédiaire à vocation énergétique) entre un blé alimentaire et un maïs à usage fourrager ou encore un sorgho biomasse entre un triticale immature et un blé font partie des hypothèses émises par l'Association des agriculteurs méthaniseurs de France. La couverture du sol 12 mois sur 12 revient ni plus ni moins à capitaliser l'énergie solaire dans l'usine photosynthétique que constitue le végétal.  (La moutarde peut générer 2 à 4 t/ha de matière sèche, un sorgho 4 à 8 t/ha)

Source : Plein Champ du 1/06/11

Par claude
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 12:01

La biomasse végétale est appelée à se substituer, autant que faire se peut, aux matières premières fossiles qui sont limitées et polluantes. On en parle beaucoup, mais où en est-on dans les réalisations ? Cette question a fait l’objet d’un colloque organisé par Agro-Transfert le 10 mars dernier à Amiens dans le cadre du "Printemps de l’industrie".
Comme, les surfaces cultivables ne sont pas illimitées et que les besoins alimentaires de la planète vont croissants, il faudra améliorer la productivité de cette biomasse, qu’elle soit d’origine agricole ou forestière, a prévenu Claude Roy, délégué biomasse au ministère de l’Agriculture. Il a dénoncé à ce propos les "messages pirates" véhiculés par les médias et qui essaient de faire croire que le meilleur moyen de préserver la biodiversité c’est de la sanctuariser. "Pour pouvoir consommer il faut produire et produire beaucoup", a-t-il insisté, appelant à communiquer sur ce sujet complexe que "peu comprennent".
Face aux risques de conflits d’usage de la biomasse : alimentation, énergie, matériaux…, Claude Roy a également défendu la nécessité d’une allocation rationnelle des ressources. "La loi du marché n’est pas la meilleure solution, loin de là, il faut une régulation". D’autant que la biomasse, contrairement aux matières premières fossiles, est une ressource compliquée puisqu’elle peut provenir aussi bien de cultures spécifiques, de sous produits de cultures alimentaires, de déchets, de bois, et qu’elle peut être traitée de diverses manières.

Des bio-raffineries du végétal
Aujourd’hui, la biomasse représente 5 % du marché de l’énergie en France. L’objectif est de 10 % en 2020 et de 20 % en 2050. Pour y parvenir, il va falloir créer des bio-raffineries du végétal à l’instar de ce qui a été fait autrefois pour le pétrole. Parce que le végétal est complexe, le concept de bio-raffinerie a encore besoin d’être éclairci, ainsi que l’a expliqué Christophe Luguel, responsable des affaires internationales au pôle Industries et Agro-ressources. Il y a de bonnes raisons de penser, a-t-il précisé, que la création de telles unités ne se fera pas ex nihilo, mais sera le fait d’industriels qui vont intégrer la biomasse dans leurs stratégies de développement. Il y aura sans doute aussi de nouveaux acteurs, mais sur les marchés de niche. Il parait aussi vraisemblable que de grosses bio-raffineries s’installent près des ports et travaillent avec de la biomasse importée, ce qui n’exclut pas des unités en milieu rural, entraînant avec elles un développement économique local. Ce qui est sûr, a ajouté Christophe Luguel, c’est que la bio-raffinerie sera flexible, adapté à la diversité de la ressource.

La recherche a du pain sur la planche
Pour l’instant on en est encore au stade de la recherche. C’est le cas pour les biocarburants de deuxième génération. Un vaste projet, dénommé Futurol et réunissant onze acteurs (dont ARD, l’Inra, Champagne Céréales, Tereos, Total) vise la production d’éthanol à partir d’une matière première ligno-cellulosique issue de cultures biomasse, de résidus, et de co-produits agricoles et forestiers. Cent chercheurs sont mobilisés (dont la moitié de permanents) sur une quinzaine de sites en France. Un pilote va bientôt fonctionner à Pomacle dans la Marne. Si c’est concluant, un prototype industriel devrait être opérationnel en 2015, dernière étape avant le passage à la production industrielle prévue en 2020. Un autre projet de biocarburant de deuxième génération, dénommé BioTfuel, a également été lancé mais pour la production de bio-diesel. Un pilote va être construit sur le site Novance de Compiègne.  L’échéance industrielle est aussi attendue pour 2020.
De plus grande envergure encore et en cours de montage, le projet Pivert se focalise sur la chimie du végétal en vue de produire des intermédiaires de synthèse susceptibles d’entrer dans la composition de divers produits ou matériaux. Comme les précédents, ce projet intègre toutes les composantes de la production depuis les cultures jusqu’à la fabrication du produit final, en passant même dans ce cas par les retombées en matière de nutrition santé. "Il faudra trouver des voies innovantes car on est encore loin du compte pour exploiter tout le potentiel de la biomasse", souligne Jean-François Rous, de Sofiproteol.

Quelle viabilité économique ?
L’essor des utilisations de la biomasse se heurte à une autre difficulté : les relations entre les acteurs impliqués, aussi divers que le sont la ressource et ses utilisations. "Il faut mettre beaucoup de gens d’accord pour lancer un projet", ont témoigné plusieurs intervenants. On remarque que la priorité des acteurs n’est pas toujours celle du discours ambiant. Sur le terrain, la viabilité économique du projet passe bien avant la lutte contre les gaz à effet de serre. "Il faut expliquer, faire du business plan", a indiqué Cyril Flamin, de Coop Energie, une union de 26 coopératives de Picardie, Champagne-Ardenne et Ile-de-France. Par exemple, les industriels n’ont toujours pas été convaincus par l’utilisation de la paille (600 000 tonnes disponibles tous les ans en Picardie) parce qu’ils la considèrent comme un déchet sans valeur. Si le potentiel d’utilisation de la biomasse est énorme, pour l’instant son potentiel économique est faible, a estimé Francis Valter, de Sofiproteol.

Des projets locaux
Cela dit, la valorisation de la biomasse n’est pas réservée qu’à l’industrie. Des réalisations à l’échelle d’une petite région sont possibles. En Thiérache, l’association Atelier Agriculture Avesnois Thiérache a mis en place une organisation pour exploiter le bois des haies nombreuses dans cette région. Des plateformes de proximité ont été créées pour commercialiser ce bois.
Aujourd’hui, 2 500 tonnes (sur un potentiel de 35 à 38 000 tonnes) sont brûlées sous forme de plaquette dans des chaudières dont se sont équipés des agriculteurs et des collectivités. Un projet est à l’étude pour augmenter cette ressource en plantant des taillis de saules à très courte rotation dans les zones limitrophes moins boisées.
Dans le Ternois, petite région du Pas-de-Calais, un autre projet se propose de développer une production de biomasse ligno-cellulosique tout en luttant contre l’érosion des sols. Une cartographie des parcelles a été réalisée et l’on a demandé aux agriculteurs comment ils perçoivent les moyens de préserver les sols. A partir de là, un outil a été créé permettant de classer ce qui peut être fait dans telle ou telle parcelle : haie, fascine, remise en herbe, agro-foresterie… Reste maintenant à le confronter au terrain.

Source : L'agriculteur de l'Aisne du 28/03/11

Par claude
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 08:42

ARVALIS – Institut du végétal, en collaboration avec Passion Céréales et Unigrains, et avec le soutien de FranceAgriMer organise un nouveau colloque en septembre prochain sur le thème : "Carbone vert : les céréales dans la chimie, les biomatériaux et les bioénergies".

L’agriculture contribue à relever de nouveaux défis énergétiques et environnementaux grâce à la production de matières premières renouvelables source de carbone végétal qui peut se substituer au carbone fossile.

Autour de ces nouveaux enjeux, se créent de nouvelles filières associant des producteurs de ressources, des collecteurs, des industriels de 1ère transformation et de seconde transformation, fournisseurs de produits finis.

Ce colloque rassemblera tous ces acteurs et facilitera la circulation des informations entre amont et aval de ces filières.
Il apportera des réponses concrètes sur l’économie, les atouts environnementaux que procurent les céréales, les réalités industrielles et les perspectives offertes par ces nouveaux débouchés.

Ce colloque aura lieu mardi 27 septembre 2011 à Paris (75).

Le programme complet et les bulletins d'inscription seront disponibles prochainement.

Par claude
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 18:01

Sup'Biotech a rejoint comme membre titulaire l'association "Industries & Agro-Ressources" (IAR), un pôle de compétitivité rassemblant des acteurs de la recherche, de l'enseignement, de l'industrie et du monde agricole de Picardie et Champagne-Ardenne. IAR ambitionne de devenir la référence européenne des valorisations des agro-ressources d'ici 2015.

L'école collaborera avec les industriels membres du pôle selon plusieurs axes : enseignements, intervention d'experts, prestations d'étudiants, parrainage par des industriels de projets innovants, collaboration sur des projets de recherche et de développement et organisation d'événements interprofessionnels communs.

Ø  En savoir plus:

http://www.ecoles-entreprises.com/actualites/sup-biotech-rejoint-le-pole-industries-agro-ressources-7129

le 20/04/11

Par claude
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Lundi 7 mars 2011 1 07 /03 /Mars /2011 15:41

Biomasse et agroressources, quel développement pour la Picardie ?

Amiens - 10 mars 2011

Horaire :
de 9h30 à 13h00

Lieu :
Auditorium du Crédit Agricole
500 rue Saint Fuscien 80090 Amiens

 

Dans le cadre du Printemps de l'Industrie, l'Inra et Agro-Transfert Ressources & Territoires organisent une conférence débat sur le thème "Biomasse et agroressources, quel développement pour la Picardie ?"

Retrouver le programme complet sur le lien ci-dessous :

http://www.lille.inra.fr/lille/toute_l_actu/10_03_2011_conference_biomasse_et_agroressources_quel_developpement_pour_la_picardie

Par claude
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 11:37

Depuis janvier 2007, RAGT commercialise le granulé combustible Calys, formulé à partir de co-produits végétaux régionaux.

Le concept est une valorisation territoriale de co-produits agricoles et industriels en biocombustible performant. Cette transformation s’effectue non seulement par un travail de formulation sur plusieurs matières premières mais aussi par un travail de développement d’additifs permettant de contrôler la combustion. Ces additifs permettent d’avoir une maitrise des températures de fusion des cendres et une diminution importante des émissions corrosives émises lors de la combustion de végétaux agricoles (dues à la présence de Chlore ou de Soufre dans les matières premières). Le concept Calys est un concept territorial par la valorisation de co-produits locaux subissant une transformation locale pour une revente en local. Cette réflexion, faite dans un souci écologique (un rendement énergétique très favorable), nous a amené à développer le concept Calys dans d’autres régions de France et à l’international.
Une des principales activités de RAGT Energie consiste à la vente du savoir-faire Calys au travers de l’hexagone afin de formuler et développer un granulé agricole combustible au cahier des charges Calys avec des matières premières locales et hétérogènes. Ainsi, RAGT Energie diffuse son savoir faire au travers de plusieurs concessionnaires Calys présents sur le territoire. Tous ces concessionnaires vendent un granulé Calys fabriqué dans leur propre usine avec leurs matières premières locales. RAGT Energie élabore donc une formule spécifique pour chacun de ses concessionnaires de telle manière que les caractéristiques de combustion des granulés Calys de chaque concessionnaire soit identiques même si les matières premières utilisées sont différentes à l’origine.

Cette activité s’inscrit en parallèle de nos recherches fondamentales basées sur la valorisation énergétique de la biomasse. Ainsi RAGT Energie participe à des programmes nationaux de recherche, comme par exemple l’ANR Amazon portant sur la gazéification de biomasse française et brésilienne, mais aussi à des programmes internationaux avec des partenaires scandinaves sur les nouvelles technologies de combustibles.

Toutes ces activités sont menées au sein des laboratoires de RAGT Energie équipés pour qualifier tout biocombustible solide. RAGT Energie réalise non seulement toutes les analyses classiques de laboratoire (pouvoirs calorifiques, taux de cendres, matières volatiles,…) mais aussi des analyses in-situ sur des chaudières « pilote ». Ce type d’analyses permet de caractériser et d’expliquer les problèmes de combustion classiques constatés par les clients de biocombustibles solides (granulés de bois, plaquettes de bois ou granulés végétaux).
RAGT Energie propose ainsi une offre complète de prestations d’analyse à destination des producteurs et revendeurs de biocombustibles et tout autre acteur de la filière (chaudièriste, distributeur de matériel,…).

Afin de sécuriser et pérenniser cette filière émergente, RAGT Energie, participe activement à l’élaboration des normes biocombustibles en France et en Europe que ce soit au niveau de la certification NF, de la normalisation AFNOR ou de la normalisation européenne.
Enfin, RAGT Energie accompagne les projets de chaufferies « biomasse » au sein des collectivités grâce au développement d’une activité de conseil en Energie Biomasse ; l’accompagnement allant du diagnostic énergétique des bâtiments jusqu’ à l’implantation de la chaufferie.

Source : http://www.ragt.fr/portail/biocombustibles.php

Par claude
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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 20:20

Le miscanthus obtient des références agronomiques qui devraient permettre son introduction sur les exploitations. C’est ce qu’a montré le colloque organisé le 29 avril à Reims par les Chambres d’agriculture de Champagne-Ardenne et de Picardie.

Certaines cultures ligno-cellulosiques, dont il est question depuis les années 2000 pour produire de l’énergie et des agro-matériaux, commencent à tenir la route sur le plan agronomique. Parmi les cultures ligno-cellulosiques à fort potentiel de productivité, destinées à produire du combustible, des agro-matériaux et des biocarburants de seconde génération, certaines commencent à avoir des références agronomiques, le miscanthus notamment. Le colloque organisé le 29 avril à Reims par les Chambres d’agriculture de Champagne-Ardenne et de Picardie a confirmé le miscanthus comme étant une culture qui est à même de produire massivement de la biomasse (12 à 15 tonnes de matière sèche à l’hectare) sur les exploitations agricoles.

Un investissement durable
Ce colloque sur les cultures de biomasse-énergie et de biomasse-matériau, qui a consisté en grande partie à rendre publiques les conclusions du programme Lidéa (introduction des cultures ligno-cellulosiques dédiées dans les exploitations agricoles), a mis en évidence l’intérêt du miscanthus, mais à condition d’établir cette plante durablement sur l’exploitation. Les présentateurs du programme Lidéa (programme labellisé par le pôle de compétitivité Industries et agro-ressources IAR) ont indiqué que l’implantation de cette culture coûte 3 000 euros par hectare, à comparer avec 200 euros pour implanter un hectare de blé. Mais une fois cette implantation réalisée, elle devient un véritable investissement, car le miscanthus est fait pour durer 15 à 20 ans, alors que le blé est une plante annuelle. L’un des agronomes présentant les références agronomiques, Guillaume Heyman, de la Chambre régionale d’agriculture de Champagne-Ardenne, a insisté sur le passage délicat de la première année : le désherbage doit être réussi pour éviter les problèmes d’adventices tout au long des 15-20 ans.

Patrick Billard, qui a constitué un groupement d’une cinquantaine de producteurs de miscanthus, Biomasse environnement systèmes SAS, dans le sud de la Seine-et-Marne, est en train de développer cette culture, en liaison avec l’Inra entre autres. Il tente de faire valider des agro-matériaux à base de miscanthus, mais «il est très difficile de franchir les Fourches caudines du CSTB», le Centre scientifique et technique du bâtiment.

 
Rhizome de miscanthus à implanter.

Rhizome de miscanthus à implanter. - © CRA Champagne-Ardenne


Des solutions écartées pour l’instant
D’autres plantes à fort potentiel de production de biomasse ligno-cellulosique sont étudiées par les agronomes et les producteurs, comme le Switchgrass, le sorgho en dérobé et éventuellement les taillis à courte rotation de saules et de peupliers. Les références du sorgho en dérobé ne sont pas pour l’instant favorables au développement de cette plante. En dérobé, le sorgho est semé juste après la moisson du blé en juillet, puis est récolté à peine trois mois après, en octobre, au moment des semis de blé. L’implantation de cette culture n’est pas maîtrisée, parce que le sol est trop sec pour la croissance optimale de la plante. Les taillis à courte rotation commencent eux aussi à bénéficier de références agronomiques, mais de l’avis des spécialistes, ces cultures nécessitent du matériel qui relève de la production forestière, et qui contraint les producteurs à faire appel à des entreprises de travaux forestiers, sources de coûts trop importants.

20% dans l’assolement
Le miscanthus est donc pour l’heure la culture ligno-cellulosique la mieux partie pour s’étendre massivement. Les spécialistes recommandent un taux de 20% maximum de miscanthus dans l’assolement.

La raison est que les productions agricoles doivent rester tournées vers la fourniture alimentaire. La plupart des intervenants d’un débat à la fin du colloque ont mis en garde contre les errements en Allemagne ces dernières années, ce pays ayant trop misé sur la culture du maïs pour le méthaniser, au détriment des approvisionnements pour l’élevage.

Le miscanthus pourrait ainsi couvrir «raisonnablement» 120 000 hectares dans les deux régions Champagne-Ardenne et Picardie.

Source : La Marne agricole du 6/05/10

Par claude
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 22:48

Les Pays d'Othe et Armance ont élaboré un Plan Climat Energie pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre du territoire. Dans ce cadre, une étude ayant pour objectif le développement de la méthanisation est menée en partenariat avec la Chambre d'agriculture de l'Aube. Cette étude sera réalisée en lien avec des acteurs publics, industriels, ainsi qu'avec la filière agricole.

La méthanisation est une méthode de valorisation biologique des déchets. De nombreuses typologies de déchets peuvent ainsi être traitées : effluents d'élevage, déchets agro-alimentaires, déchets verts et de station d'épuration, déchets organiques de commerces, restauration…
Le procédé de méthanisation s'effectue en l'absence d'oxygène dans un digesteur. Il transforme les déchets, d'une part en un digestat et d'autre part en biogaz.
Le digestat peut être valorisé en agronomie pour améliorer les sols. Quant au biogaz, il peut être valorisé en chaleur et en électricité.

Cette méthode de traitement des déchets possède de nombreux atouts : production d'énergie, diminution des gaz à effet de serre, développement économique des territoires.

Une mission de 6 mois

 

Durant 6 mois (d’avril à octobre 2010), de nombreuses actions seront menées, dont une phase d'entretiens avec les partenaires agricoles, industriels et publics. Cette mission permettra d'identifier les sources de déchets méthanisables du territoire.
Si vous êtes intéressé ou si vous souhaitez avoir plus d'informations sur ce projet, n'hésitez pas à prendre contact avec la Chambre d'agriculture de l'Aube.

Source : Pleinchamp.com du 1/06/10

Par claude
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Mercredi 28 avril 2010 3 28 /04 /Avr /2010 22:24

Leader européen et 3e aux Etats-Unis dans la production d'électricité à partir de biomasse - positions «peu connues», dira GérardMestrallet -, GDF Suez a annoncé, mercredi 7, avoir signé un contrat avec Foster Wheeler pour construire en Pologne la plus grande centrale au monde alimentée par de la biomasse.

Dotée d'une puissance électrique de 190 MW, Green Unit, c'est son nom, relègue en 2e position le projet de transformation de la centrale belge Rodenhuize 4 du groupe. Cette dernière (180 MW) qui entrera en service mi-2011 vise à remplacer totalement le charbon par de la biomasse. En Pologne, Green Unit est un projet de même type. L'une des 8 chaudières fonctionnant au charbon de la centrale électrique de Polaniec (1 800 MW) exploitée par GDF Suez sera arrêtée et remplacée par une unité à lit fluidisé circulant - « la 1ère au monde capable de brûler uniquement de la biomasse» - alimentée à 20% par des déchets (une obligation polonaise) et à 80% au bois. Coût du projet qui entrera en service à la fin 2012 : 240 millions d'euros. Or, comme le coût complet (investissement et exploitation) d'une centrale neuve à la biomasse est supérieur de 50% à une unité alimentée au charbon, pour être à l'équilibre, le groupe a eu recours au mécanisme des «certificats verts». L'électricité produite par l'unité verte polonaise - 1,2 TWh par an - sera vendue en partie sur le marché et en partie à des grands clients industriels. Selon Xavier Votron, directeur des énergies renouvelables de GDF Suez, le niveau de puissance de la partie biomasse d'unités nouvelles bi-combustion charbon/biomasse devrait encore croître, les 250 MW étant visés.
Mais ces niveaux de puissance ne sauraient devenir une généralité. Chaque cas est particulier et dépend des besoins et des conditions fixées par les Etats. En France, à la faveur des appels d'offres de la CRE, les installations de cogénération à la biomasse tentent une percée, encore timide, pour des puissances électriques comprises entre 3 et 20MW(à l'exception de la centrale de 69MWde Dalkia). Aujourd'hui même, à Grand-Couronne, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, doit poser la première pierre de la centrale de cogénération conçue par Cofely, filiale service de GDF Suez, pour le compte de Sofiprotéol. Elle développera des puissances de 9 MW électrique et 20 MW thermique.

Source : Le moniteur du 7/04/10

Par claude
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